FICELLE 

— critique


Le spectacle Ficelle m’a réveillé mes sens ! Celui de l'ouïe avec l’eau qui coule, le sable qui glisse. Puis le toucher, avec seulement mes yeux j’ai eu l’impression de toucher les matières, les éléments : l’eau, le sable, les plumes, le vent. Je me suis sentie enveloppé dans un univers d’osmose entre la marionnette et les objets et les éléments qui l’entoure. Ensuite il y a la musique et le chant qui nous bercent. Il y avait avec la musique comme une voix de tête de la marionnette qui fait résonner ses paroles. Le chant et la musique ne racontent pas ce que nous voyons déjà de la marionnette mais au contraire accompagnent, orchestrent, défient même parfois la marionnette. Sur scène, il y a un monde miniature de poésie, qui provoque la peur et le rire aussi. Une belle complicité s’ajoute entre la marionnette et la marionnettiste, se distinguant ou s’unissant par moment. Ficelle, la marionnette est bien sûr très touchante avec la désarticulation de son corps, son corps qui ne tient qu’à un fil…

Amarande, 18 ans – Club Les Crieurs — Janvier 2019